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24 mars 2010

Débandade...

Comme diraient les Wriggles : Encore un fantasme qui s'en va dans le lavabooooo !

Bon, pas tout à fait comme ça mais presque. A veau-l'eau en tout cas.


Samedi soir, j'ai vu, apparemment avant d'autres, Alice au Pays des Merveilles.
Ce fut la déception de l'année je pense.
Graphiquement, très très joli, une vision très burtonienne des décors, des "monstres", des fleurs, des flamands roses, des têtes coupées.

Ce qui me dérange, là, tout de suite, c'est les flamands roses, qui sont très symptomatiques de l'échec de ce film à mon avis.

Loin d'avoir réussi à me surprendre, M. Burton a presque réussi à m'ennuyer.
Aucune originalité.
Aucune nouveauté.
Aucune liberté.

La pire bourde reste celle de la chenille.

L'histoire se passe 10 ans après la première venue d'Alice au Pays des Merveilles. Elle retrouve la chenille fumeuse sur son champi (l'avait une sacrée vision d'avance le Lewis).
Sauf que...
Dans la version originale, la chenille devient déjà papillon, non ?
Ben là aussi.
On a donc affaire à une chenille super-magique qui fait des cycles chrysalidiques à répétition. Si c'est pas merveilleux.

Et un chapelier fou qui n'a de fou que le vocabulaire tristement incompréhensible.
Inventer des mots, oui. Tant qu'on arrive encore à imaginer une signification.


Bref, je suis ressortie toute déçue de la salle et je n'étais pas la seule.


Mais là n'est pas le vrai sujet de cette mirifique note. Non.

Avant le film, on a eu droit à une bande annonce.
Celle de Prince of Persia : Les sables du temps.





Mais que vois-je ???

Jake ???

Noooooooooon ???!!!

Ah ben si.

Donc, lui, qui a joué dans Brokeback Mountain :




... se retrouve donc, après une intense séance de gonflette aux stéroïdes :




Et là, je dis non.
Non non non et NON !

Faut pas passer du seme qui a en fait l'air d'un uke a une spèce de ... ben tiens, les mots me manquent.

Jake, tu me déçois. Moi qui t'aimait tant... Snif.

Franchement, du mec viril et baraqué, ya du choix pour incarner LE prince de perse...

Et c'est là que je me demande si en fait, le dit prince, il devrait pas être tout malingre... :





Dire que j'y jouais...
Bon, j'ai jamais passé le stade du 3ème garde.
J'avais 12 ans aussi.
Et je suis, malgré tout, une fille. Faut pas croire au miracle non plus.



25 mai 2009

Riz mégatron


Après un week-end de 4 jours dont je ne parlerai pas, pour la santé mentale de chacun et particulièrement de la mienne, j'ai envie de te parler d'un petit film que j'ai vu vendredi soir qu'il était bien.


A force de se cultiver avec des choses parfois étranges, on finit par obtenir des réflexes. Un de ces réflexes est de dire que ce réalisateur, forcément c'est bien. Tarantino par exemple, David Lynch, etc. etc. Je ne parle pas des morts, comme Kubrick (petite larme) mais ils pourraient entrer dans la même catégorie.

Vendredi, on voulait en fait louer Brain dead, de Peter Jackson, à sa merveilleuse époque de Bad Taste, avant qu'on ne lui donne les moyens de faire de la grosse merde hollywoodisée.
Malheureusement, le film est trop peu vendu et pas disponible dans ce genre de magasin misant plutôt sur les Brad Pitt et Bruce Willis.

En se promenant dans les rayons, je vois ça :



Là où ça devient intéressant, c'est quand on apprend que le réalisateur n'est autre que Park Chan Wook.
Le même qui a commis Old Boy, 2ème partie de la trilogie de la vengeance.
Donc forcément, on se dit que c'est bon.

Et c'était en plein dans le mille.

Sauf que... rien à voir.
Tu as vu Old Boy, tu as aimé, t'as même lu le manga. Tu sais que Park Chan Wook il fait pas dans la dentelle et que son prochain film, Thirst, tu vas foncer plus vite que ta vie pour le voir en salle obscure.
Et là tu te dis que oui, Je suis un Cyborg, ça peut être dans la même veine. Sauf que... non.

Monsieur s'est tapé un délire absolument délicieux, onirique, poétique, allégorique, romantique, coloré, chatoyant, scintillant.

Les mots me manquent.
Pour faire simple : va chercher, y a bon manger.

Et si en plus tu rajoutes une bouteille de martini bien fraîche (j'ai bien dit une bouteille, t'as pas mal lu) (je fais ma despé, faut bien ça de temps en temps), voilà une soirée que tu passeras à te régaler de la plus pure gourmandise de l'année.

Fonce, j'te dis !